Mon accouchement, une césarienne programmée

Hello les filles!

Aujourd’hui, après vous avoir parlé de mon second et troisième trimestre de grossesse (cela me semble tellement loin maintenant!), je reviens pour vous parler de mon accouchement. Je me doute que ce genre d’article n’intéressera pas tout le monde mais je me dis que cela peut sans doute « être utile » à d’autres futures mamans qui se posent des questions sur le déroulement d’une césarienne programmée. Dans cet article, je vous parle de ma propre expérience mais j’attire votre attention sur le fait que, d’une maternité à l’autre, le déroulement d’une césa programmée ne sera pas exactement pareil.

Juste avant l’opération

Je suis arrivée à la maternité le mercredi 28 décembre 2016 à 7h du matin.

On m’a installé dans une salle d’accouchement où j’ai eu droit à une série de petits examens et « soins » (pas forcément très agréables…): lavage de l’intestin, monitoring, mesure de ma tension et de mon rythme cardiaque, pose d’un cathéter au niveau du poignet, pose d’une sonde urinaire, rasage des parties intimes,…

Dans la salle d’op…

Une fois l’anesthésiste arrivé, je me suis rendue à pieds dans la salle d’op. Je me suis assise sur le bord du lit et celui-ci a effectué la rachianesthésie. Moi qui suis paniquée par les aiguilles et seringues, je redoutais pas mal le moment de l’anesthésie mais finalement, ce fut très rapide et quasi indolore, je m’attendais vraiment à pire! L’anesthésie s’effectue en deux temps, une première piqûre endort légèrement la zone (pour atténuer la douleur de la seconde) et une seconde, la rachi en elle-même, endort tout le bas du corps.

Peu de temps après l’injection, une sensation de chaleur a envahit les membres du bas en commençant pas les pieds, à partir de ce moment, j’ai été rapidement allongée sur la table d’opération. A ce moment là, je sentais toujours mes membres mais le fait de ne plus rien contrôler dans le bas de son corps est assez désagréable… Afin que je ne puisse pas voir ce qu’il se passait, un drap a été installé au niveau de mon buste.

Le gynécologue, arrivé entre temps, a commencé m’ouvrir le ventre et une fois les incisions effectuées, mon chéri a pu entrer dans la salle, se mettre au niveau de mon visage et me tenir la main. Il se souvient être entré à 9h32 dans la salle et à 9h37, notre fils était né. Avant d’emmener mon fils pour ses soins, la sage-femme me l’a approché du visage pour que je puisse le voir et l’embrasser. Après la naissance de mon fils, je suis restée encore à peu près 30 min dans la salle d’op, le temps de tout recoudre et que anesthésiste pose la pompe à morphine. Ces 30 minutes m’ont parues extrêmement longues car je ne me sentais pas bien du tout. Certes, je n’avais pas mal mais tout le haut de mon corps a été pris de tremblements incontrôlés qui m’étaient fortement désagréables et j’avais également la nausée…

Une fois le boulot du gynécologue terminé, je suis restée avec les deux SF dans la salle, elles ont nettoyé le bas de mon corps, m’ont enfilé des bas de contention et mis une gaine autour du ventre. Une fois le tout effectué, elles m’ont installé dans mon lit et reconduit dans la salle de travail dans laquelle mon chéri et mon bébé m’attendait. Les tremblements et la nausée ont continués encore plusieurs minutes et les effets de la rachi ont commencé à s’estomper, peu à peu, j’ai pu recommencé à bouger mes membres mais j’ai également commencé à ressentir la douleur de la césarienne… J’ai utilisé ma pompe à morphine à ce moment-là.

Environ une heure plus tard, j’ai pu rejoindre ma chambre en compagnie de mes deux hommes. Les douleurs de la césarienne se sont intensifiées, en plus de la pompe à morphine, un autre anti-douleur m’a été administré via le cathéter. Inutile de vous dire que durant le reste de la journée, j’étais complètement dans le gaz…

Césarienne, J+1

Le lendemain de mon accouchement, j’ai eu la visite d’une kiné qui était là pour m’aider à me lever. Elle m’a tout d’abord fait asseoir sur le lit en m’aidant des fonctions motorisées de celui-ci, même si ce ne fût pas évident, l’épreuve ne pas m’a parue horrible. Ensuite, tout en étant (légèrement) soutenue par la kiné, je me suis levée et là, j’ai souffert, je pense pouvoir dire que je n’avais jamais autant eu mal de toute ma vie… J’ai fait quelques pas autour du lit et je me suis ensuite réinstallée dans celui-ci. Peu de temps après, une infirmière est venue me retirer tout mon attirail: sonde urinaire, pompe à morphine, cathéter,… même si je me sentais en quelque sorte libérée, j’étais un peu anxieuse car le fait de ne plus avoir la sonde urinaire allait me forcer à me lever pour aller à la salle de bain et vu comment j’avais souffert lors de ma première levée, je n’avais pas forcément envie de réitérer l’expérience…

Quelques heures plus tard, évidemment, un besoin urgent s’est fait sentir. A l’aide de mon chéri, je me suis donc levée tant bien que mal, une fois dans la salle de bain, mon ouïe et ma vue ont commencé à se troubler, j’ai été obligée de m’asseoir et de me rafraichir afin de ne pas tomber dans les pommes.

Les jour suivants, à la maternité

J’ai accouché un mercredi et je suis sortie de la maternité le samedi midi. Normalement, j’aurais dû sortir le dimanche mais j’avais envie de passer le réveillon du nouvel an au calme chez moi.

Mon état physique ou plutôt ma récupération physique s’améliorait d’heure en heure. Les douleurs étaient toujours très présentes mais petit à petit, je prenais confiance en moi en me déplaçant de plus en plus. A J+2, j’ai pu enfin m’occuper vraiment de mon fils en changeant seule sa couche, en le lavant,…

J’ai beaucoup souffert du manque de sommeil et de la fatigue à la maternité, le lendemain de mon accouchement, le soir, j’étais en larmes tellement je n’en pouvais plus… Ce n’est vraiment pas facile de trouver le sommeil quand on ne peut pas se mettre comme on veut dans le lit, quand on a mal, que bébé se réveille toutes les 2-3h pour manger,… même si cela fait plaisir de recevoir nos proches, c’est également très épuisant.

Le retour à la maison

Les premiers jours ont été assez éprouvants surtout quand il s’agissait de m’asseoir, de me lever et de monter les escaliers mais plus les jours passaient, mieux ça allait. Le plus dur, c’est de penser au fait qu’on ne peut pas faire ce qu’on veut, il faut en effet éviter au maximum de porter des charges lourdes comme la manne à linge, les courses, etc. Il faut vraiment faire petit à petit, sans forcer et surtout, il faut écouter au maximum son corps et s’arrêter quand on en a besoin.

A l’heure où je vous écris cet article, cela fait 6 mois que j’ai accouché et je peux vous dire que ça va mieux, même beaucoup mieux, je revis enfin normalement! De temps en temps, j’ai tout de même des douleurs à la cicatrice, elle me « tire » et j’ai aussi des douleurs très brèves dans le bas du ventre, cela arrive principalement si une pression est exercée sur celui-ci.

Les soins post op’

Dès le lendemain de mon opération, j’ai eu des soins pour ma cicatrice. Une fois par jour, une sage-femme venait changer mon pansement et appliquer de l’iso-Bétadine sur ma cicatrice. Mes agrafes m’ont été enlevé par ma sage-femme, chez moi, en deux fois. Je pensais que cela allait être douloureux mais en fait pas du tout, c’était même un soulagement de retrouver un « ventre normal ». Une fois les agrafes enlevées, il n’y a plus de soin à effectuer, je me lavais juste la zone avec un savon neutre et j’appliquais tous les jours du Cicaplast afin d’aider ma peau à cicatriser.

En plus des soins pour la cicatrice, j’ai dû faire, pendant un mois, des piqûres contre les phlébites et j’en garde encore un très mauvais souvenir. Ces piqûres font mal, laissent des bleus et des petites boules sous la peau. Moi qui avait peur des prises de sang avant, croyez-moi, je préfères en faire 100 que de faire une piqûre de Clexane…

J’ai également dû porter des bas de contentions pendant plusieurs semaines.

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Même si ma césarienne a été le moment le plus douloureux au niveau physique de ma vie, elle reste aussi le plus beau jour de ma vie. Ce petit être que l’on tient dans nos bras par la suite nous aide à surmonter la douleur et à être forte, à faire passer notre petit bout avant tout.

Si vous allez prochainement avoir une césarienne, j’espère que cet article vous aura aider. Peut-être que je ne vous ai pas rassurée en vous disant que j’avais souffert mais je préfère être honnête et vous dire que oui, vous allez avoir mal mais ça s’oublie vite et surtout, ça en vaut tellelent la peine ♥

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